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Chapelle Saint Libéral Brive, Imaginaires collectifs

Chapelle Saint Libéral

Rue de Corrèze, Brive

Vernissage jeudi 17 mai 2018 à 18h

Exposition du 14 mai au 24 juin 2018

General IdeaGeneral Idea, Test Pattern TV, Dinner Plat, 1988 / Porcelaine et carton / Boîte : 24,5 x 31 x 28 cm / Plat : 22,5 x 30 x 1,5 cm / Collection FRAC Limousin / © General Idea.

Avec les oeuvres de  : Coopérative des Malassis, General Idea, Hippolyte Hentgen,La galerie du cartable, Jean-Philippe Lemée et Gilles Mahé, Taroop & Glabel.
Œuvres des collections du FRAC-Artothèque Limousin Nouvelle-Aquitaine.

Pour cette exposition à la Chapelle Saint Libéral, des œuvres de différents collectifs d’artistes, d’hier et d’aujourd’hui, sont présentées.
Le regroupement d’artistes n’est pas en soi une nouveauté, surtout si l’on pense à l’histoire des avant-gardes qui jalonne le XXème siècle. Au sein de mouvements qui voulaient faire table rase du passé, les artistes ont souvent signé des manifestes et autres déclarations d’intention plus ou moins tonitruantes pour faire cause commune et s’unir pour exister publiquement, médiatiquement dirait-on aujourd’hui. Que l’on pense également à cette technique utilisée par les surréalistes, le cadavre exquis, qui en plus de permettre souvent de grandes surprises formelles, remettait en cause la position de l’artiste comme auteur unique.

Durant les années 70, la Coopérative des Malassis, du nom d’un quartier de Bagnolet où travaille ce collectif de peintres, élabore collectivement une peinture figurative et politique contre la société matérialiste et sage de l’époque. Actifs de 1968 à 1981, Henri Cueco, Lucien Fleury, Jean-Claude Latil, Michel Parré, Gérard Tisserand et Christian Zeimert, sapent l’idée romantique de l’artiste solitaire et luttent contre la marchandisation de l’art, préférant par exemple louer leurs œuvres plutôt que les vendre. La série de six sérigraphies, « L’envers du billet », réalisée en 1970, est un bel exemple de cet état d’esprit, chacun des protagonistes proposant sa contribution à ce qui s’apparente à un jeu collectif à la fois espiègle et cependant très sérieux.

Formé par AA Bronson (né en 1946), Jorge Zontal (1944-1994) et Felix Partz (1945-1994), le collectif canadien General Idea a produit l’une des œuvres les plus marquantes des années 1970 et 1980. Lecteurs attentifs des théories de la communication de Marshal Mac Luhan et des Mythologies de Roland Barthes, les trois artistes jouent de la critique et des stratégies qui lient l’art au commerce en éditant de nombreux « produits dérivés ». Le tableau présenté, « Leather and Denim, Copyright n°5 » (1987) est emblématique de leur démarche dans le sens où le tableau est ici assimilé à un accessoire de mode – jean troué et surpiqué, comme un pantalon, et motif en cuir – dont le motif principal est le logo du droit d’auteur « fétichisé » comme une marque. En 1988 et 1989, à l’occasion d’une exposition au Japon, le collectif édite un plateau télé en porcelaine et un papier peint aux couleurs de l’écran cathodique pour souligner l’omniprésence de la télévision dans notre vie quotidienne.

Au cours de sa vie trépidante, Gilles Mahé (1943-1999) entreprit de très nombreux projets où il joua toujours le rôle de catalyseur pour laisser la place aux autres. Comme le résume très bien Isabelle Rocton, « l’activité commerciale de Gilles Mahé est à la fois l’origine et la constance de son autonomie vis-à-vis du marché de l’art »(1). Parmi ses nombreuses activités, l’artiste créa en 1994 avec Jean-Philippe Lemée l’association « Nous Cherchons Des Gens Qui Aiment Dessiner », une école de dessin par correspondance qui connut un grand succès international. Les élèves recevaient des énoncés et renvoyaient leurs travaux à une équipe de professeurs. Les dessins étaient sélectionnés puis édités sous la forme d’une affiche qu’ils recevaient avec l’énoncé suivant. Et ainsi de suite…
L’ensemble des affiches produites entre 1994 et 1997 et les éléments de communication de cette école de dessin sont présentés.

« Fondé au début des années 1990, le collectif Taroop & Glabel propose une lecture caustique des valeurs et mythes modernes qui régissent nos sociétés occidentales. La religion, les médias, le divertissement, l’art … sont les cibles privilégiées de Taroop & Glabel dont l’abondante production est essentiellement composée de textes « pour mégaphone », de textes en vénalyne sur contreplaqué, de dessins, de sérigraphies, d’assemblages et de découpages-collages »(2). Ce résumé ne précise pas que le collectif est à géométrie variable, et qu’il ne souhaite pas communiquer de renseignements biographiques. En plus d’une série de collages intitulée « Colligrammes » où les artistes reprennent un procédé dadaïste (3) pour faire s’entrechoquer des morceaux de phrases découpés dans des journaux, un assemblage typique de leur production est présenté. L’œuvre intitulée « Les rêves de Fourier » est constituée d’une vénalyne - un agrandissement réalisé manuellement avec de l’adhésif découpé sur un panneau de contreplaqué - appuyée contre le mur au pied de laquelle gît un bouquet de fleurs artificielles. La reprise du texte de la pierre tombale de Charles Fourier, théoricien des utopies socialistes, et sa position redressée contre le mur, constitue autant une forme d’hommage qu’un constat d’échec inéluctable.

La Galerie du cartable est un collectif d’artistes constitué à la fin des années 1990. Leur culture cinématographique les a conduits à tenter de nombreuses expériences de diffusion de films dans des circonstances diverses et variées. L’utilisation d’un cartable dorsal ingénieusement équipé d’un système de projection – d’où le nom du collectif – leur a permis de montrer des films dans des contextes souvent inattendus. L’œuvre présentée, « Tous les chemins passent par Othon », réalisé entre 2000 et 2004, est un film-synthèse de ces différentes traversées. Son sous-titre, « Réintroduction d’un film de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet dans des ambiances du quotidien » (3), montre l’intention des artistes d’actualiser le projet « paradoxal » de Straub & Huillet.

« Hippolyte/Hentgen est un duo d’artistes. Il est composé de Gaëlle Hippolyte et Lina Hentgen, respectivement nées en 1977 et 1980. Elles vivent et travaillent à Paris. En 2007 elles se rencontrent et s’amusent de quelques dessins à quatre mains. De cette complicité va naître Hippolyte Hentgen »(4). C’est ainsi qu’Hippolyte/Hentgen se présente sur son site internet. En systématisant le principe du travail à quatre mains, le duo d’artistes s’affranchit de tous les styles et de tous les codes graphiques avec une audace souvent débridée. Les rapprochements incongrus d’images sont le quotidien de ce tandem qui s’aventure parfois jusqu’à la mise en scène et à l’assemblage d’objets. Leurs noms accolés sont (presque) une marque souvent corrosive qui rejoue, en pleine lumière, les surprises des cadavres exquis surréalistes.

Notes :
(1) Isabelle Rocton in catalogue « Fonds régional d’art contemporain Limousin 1996-2006 troisième époque », p. 120
(2) Texte de présentation du livre « Textes de Taroop & Glabel » (2012) sur le site des éditions des Presses du réel.
(3) « Othon », le premier film réalisé en couleurs en 1969 par Jean-Marie Straub et Danièle Huillet, est une comédie classique de Corneille interprétée par des comédiens amateurs en toge dans les ruines antiques de Rome régulièrement parasitée par le brouhaha de la ville.
(4) Site internet des artistes : hippolytehentgentumblr.com


L'Art en lieux, Royère de Vassivière 2018

Commune de Royère de Vassivière


Rencontre sur le marché de Royère de Vassivière : juin/septembre 2018

Exposition du ? juin/septembre au ? 2018


Cliquer sur les images pour les agrandir


œuvres de : ?????????????????????

L’ART EN LIEUX
UN ÉVÉNEMENT QUI RASSEMBLE
Depuis treize ans, les habitants de Royère de Vassivière choisissent des œuvres dans les collections de l’Artothèque et du FRAC Limousin et ouvrent leurs portes à l’art d’aujourd’hui. La formule d’exposition est insolite. Le pharmacien, la coiffeuse, le boucher, le garagiste, le médecin, l’association Emile a une vache pour l’Atelier, les agents de la Mairie, de la Poste, de la médiathèque, du Pôle tourisme, les agents et les résidents de l’EHPAD, les journalistes de la Radio de Vassivière ; tous accueillent des œuvres pour les faire partager. C’est dans ce rapport à la fois intime et ouvert à tous que le projet L’ART EN LIEUX affirme la volonté d’amener l’art au plus près de chacun d’entre nous. En 2017, une invitation originale a été faite à Jean Bonichon. Installation vidéo et photographie de l’artiste marquent dans l’espace sa première collaboration à l’Art en lieux.

(TEXTE D'INTRODUCTION A L'EXPOSITION)


LES LIEUX, LES HÔTES ET LES ARTISTES EXPOSÉS :

 

 

Collections en mouvement, Traces, Moutier d'Ahun

La Bergerie

18 rue de la Bergerie
23150 Moutier d'Ahun

LogoFacLim

 

Exposition du 4 au 27 mai 2018

Présentation de l'exposition vendredi 4 mai 2018 à 18h30

hartung hans Moutier




Hans HARTUNG, L21, 1973 / Lithographie, 105 x 75 cm / Collection Artothèque du Limousin.

Avec les oeuvres de : Flora BASTHIER, Sophie CALLE, François DAIREAUX, Hans HARTUNG, Konrad LODER, Bram VAN VELDE.
Collections du FRAC-Artothèque Limousin Nouvelle-Aquitaine et du FACLim.
Avec l’aimable prêt de la Cité Internationale de la Tapisserie d’Aubusson, pour l’oeuvre de Daniel RIBERZANI, Traces.

Quelques traces plus ou moins tangibles (à partir de l’expressionnisme abstrait).

En réfléchissant au thème proposé cette année par l’association des Amis du Moutier d’Ahun, « Traces », un thème si vaste qu’on peut aussi bien l’entendre du point de vue de l’enquête, de l’archéologie que de celui des origines du dessin et de la peinture, nous avons choisi de repartir d’une certaine histoire de la peinture abstraite du XXème siècle, notamment celle de l’ « Ecole de New-York » également appelée « Expressionnisme abstrait » et qui constitua dans les vingt années d’après-guerre la première avant-garde américaine à avoir une audience internationale. Bâtie sur la confluence du Surréalisme et de l’abstraction post-cubiste, cette avant-garde réussit à s’imposer grâce à ses formats monumentaux et son positionnement entre peinture gestuelle (action painting : peinture d’action) et traitement de la surface du tableau (colorfield : champ coloré).
A la même période, en Europe (et aussi au Japon et en Amérique du Sud) d’autres peintres s’adonnent à l’abstraction qu’on préféra qualifier d’informelle, de lyrique, ou encore appeler « Tachisme » et qui va dominer les années cinquante.

Hans Hartung (1904-1989) est considéré comme le chef de file de « l’Abstraction Lyrique ». Formé dès les années 20 à Dresde, il découvre l’aquarelle à partir de 1922, notamment les couleurs à l’aniline (1) et se passionne pour les couleurs posées les unes à côté des autres selon des rythmes, des densités, des gestes, des superpositions qui permettent aux formes de se mêler, de se dissoudre, de disparaître sur le papier. En 1935, il se réfugie clandestinement à Paris.
En 1973, il commence à travailler avec la lithographie et la gravure. C’est une année où il réalise de nombreuses œuvres, près d’une centaine, où il s’intéresse à la recherche formelle qui différencie une technique d’une autre. Il peint sur toile, sur carton, sur papier, il utilise les instruments les plus divers, pinceaux usés, pinceaux prolongés, pinceaux multiples, rouleaux, brosses larges, tampons, pulvérisateurs, pistolets, etc, qui résultent de ses travaux sur la lithographie. Chez lui, la composition devient peu à peu une pulsion davantage qu’une action.

Bram Van Velde (1895-1981) est un artiste « maudit » des années 50. Pour la critique d’art Claire Stoulig, c’est « le seul artiste capable d’établir le lien entre l’Ecole de Paris et les expressionnistes abstraits américains »(2). Produisant peu, dix à douze toiles par an, l’artiste se soumet pendant trente ans à un geste quasi automatique, de plus en plus ample, et s’abandonne à un pinceau qui dessine, sans profondeur ni relief, des formes en
décomposition jusqu’à leur effondrement et leur effacement. Bram Van Velde traite de la limite entre peinture abstraite et peinture figurative.
La première lithographie de Van Velde date de 1923, c’est un autoportrait. Puis, pendant presque quarante ans, jusqu’au début des années 60, il délaissera cette technique. C’est en 1967, il a alors 73 ans, qu’il se laisse persuader de s’y intéresser à nouveau. Ces lithographies seront si convaincantes que Van Velde se passionnera pour cette forme d’expression.

Né en 1957 à Munich, le sculpteur Konrad Loder vit depuis 1991 à Paris. Détournement d’objets, accumulation, déformation… les sculptures de Konrad Loder naissent par l’application de couches successives de peinture sur un objet usuel : roue, tréteau, chaise se voient ainsi transformés sous le poids des différentes strates de couleurs. Concernant les trois œuvres sur papier présentées, Loder ayant constaté la présence d’escargots dans une partie de son atelier, là où il travaille le dessin, il a décidé de les faire travailler à sa place en les plongeant dans la couleur et en les posant sur des feuilles de papier. Seul un des trois dessins a été retravaillé par l’artiste.
L’intérêt de Flora Basthier (née en 1992) pour la musique et les sports de glisse se manifeste sur différents supports
Le dessin, la photographie, la performance, la céramique, la vidéo sont pour elle des moyens de mettre en évidence des déplacements, entre processus et trace. Les trois dessins présentés ont été obtenus à partir d’un instrument sonore très particulier : un diapason de grand format réalisé en porcelaine. Trempé dans l’encre, le diapason géant a été placé au centre du papier. L’opération recommencée trois fois permet de saisir que l’équivalent entre dessin et vibration sonore est très subtil, jamais tout à fait identique.

Deux œuvres photographiques complètent cette sélection.

On associe souvent le nom de Sophie Calle (né en 1953) au mouvement de l’art narratif apparu dans les années 70. Son utilisation des images est souvent minoritaire par rapport à son usage du texte, écrit ou parlé.
Actions, installations, notes, photographies, objets, constituent autant de traces, marques, signatures, empreintes cherchant à dévoiler l’artiste, son vécu, sa personnalité. »(3) L’œuvre présentée s’intitule « Le Major Davel » (1994) et est décrite ainsi par l’artiste : « Dans la nuit du 24 au 25 août 1980, au musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne, le tableau de Charles Gleyre, fut partiellement détruit par le feu à la suite d’un acte de vandalisme. Il ne reste de la toile que le soldat qui pleure, en bas, à droite. J’ai demandé aux conservateurs, aux gardiens et à d’autres permanents du musée de me décrire la partie manquante de l’œuvre. »(4)

L’œuvre de François Daireaux (né en 1966) est celle d’un artiste qui à l’aide de photographies, de films et d’objets réunis sous forme d’installations, rend compte de l’observation minutieuse du monde qu’il parcourt assidument. Ses voyages au long cours en Afrique, en Argentine et en Chine lui ont permis de rencontrer des situations nouvelles dont il a rapporté certains fragments. L’œuvre présentée, « Pour ne pas oublier » est le souvenir photographique d’une sculpture détruite. Composée d’une accumulation d’éléments en plâtre si fragiles qu’ils n’ont pu résister à des manipulations successives, cette œuvre n’existe plus que par son « ça a été » photographique (5).

A travers les œuvres graphiques rassemblées, on note une évolution de la peinture informelle liée à de nouveaux procédés de reproduction, et peu à peu, une délégation du geste au hasard, par escargots et instruments sonores interposés. Sur le terrain de la photographie analogique, les deux images présentées témoignent de deux positions d’artistes très différentes, l’une plutôt narrative, l’autre presque documentaire.

(1) L’aniline a été au XIXè siècle, à la base du développement de l’industrie des colorants de synthèse, servant pour produire une grande quantité de bleus, violets, mauves et rouges, et quelques noirs, bruns et verts (souce wikipedia)
(2) in l’évènement Bram Van Velde, Centre Pompidou, 1989-1990
(3) in Centre Pompidou, exposition Sophie Calle « M’as-tu vue » 2003-04
(4) Sophie Calle in communiqué de presse de l’exposition « Dérobés » à la galerie Perrotin, Paris, 2013-14
(5) Pour reprendre la fameuse expression de Roland Barthes dans « la chambre claire » (1980) où l’auteur s’interroge sur la nature de la photographie.

Oh cet écho, Villa Beatrix Enea, Anglet

Villa Beatrix Enea, Anglet

2, rue Albert-le-Barillier, 64600 Anglet

et parcours hors les murs chez les commerçants des Cinq-Cantons et de La Chapelle.

Exposition du 10 mars au 9 juin 2018
Vernissage vendredi 9 mars 2018 à 18h



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La Villa Beatrix Enea propose une mise en perspective d’oeuvres surréalistes issues des collections de la Ville d’Anglet et du FRAC‐Artothèque Limousin Nouvelle‐Aquitaine.
La Ville d’Anglet inaugure sa première artothèque éphémère avec un parcours hors les murs chez les commerçants de la place Général‐Leclerc aux Cinq‐Cantons et de la place de La Chapelle, en partenariat avec le FRAC‐Artothèque Limousin Nouvelle‐Aquitaine et avec la participation de l’Artothèque de Pessac‐Les arts au mur.

PERSPECTIVES SURRÉALISTES

Collections du FRAC-Artothèque et de la Ville d’Anglet.

Avec les œuvres de :
Martine Aballéa / Scoli Acosta / Richard Artschwager / Hans Bellmer / Michel Blazy / Charles Carrère / Nina Childress / Lucien Coutaud / Salvador Dali / Gabriele Di Matteo / Ernest T. / Max Ernst / Richard Fauguet / Lothar Hempel / Peter Hutchinson / Rainier Lericolais / Didier Marcel / Marcel Mariën / Stephen Marsden / Philippe Mayaux / Annette Messager / Richard Monnier / Georges Rousse / Allen Ruppersberg / Ed Ruscha / Pierre Savatier / Laurie Simmons / Sarah Tritz / Manolo Valdes / William Wegman / Carmelo Zagari.

Un ensemble de gravures et de peintures surréalistes, puisé dans la collection municipale de la ville d’Anglet, est le point de départ de cette exposition. On y trouve de beaux spécimens historiques d’Hans Bellmer, Lucien Coutaud, Salvador Dali et Max Ernst, des œuvres surprenantes de Charles Carrère et de Manolo Valdes, ainsi qu’une œuvre exceptionnelle de Georges Rousse (1). Ce noyau d’œuvres a guidé le choix de dessins, collages, peintures et sculptures dans les collections du FRAC-Artothèque.

Le titre de l’exposition « OH CET ECHO » est un palindrome, donc un mot qu’on peut lire dans les deux sens, créé par l’artiste suisse André Thomkins (1930-1985), qui met en avant les va-et-vient proposés cette exposition, entre passé, présent et futur, histoire et perspectives.

Les échos surréalistes dans la production artistique contemporaine sont très nombreux et variés, autant du point de vue des inventions plastiques que de celui des citations plus ou moins explicites. Il faut d’ailleurs inscrire l’héritage surréaliste dans une histoire plus longue, qui remonte au moins au dadaïsme du début du XXème siècle, voire plus avant, et qui se prolonge aux Etats-Unis après l’exil de nombreux artistes européens outre-Atlantique pendant la seconde guerre mondiale. La fameuse exposition organisée par William Rubin au MoMA de New York en 1968, « Dada, Surrealism and their heritage », fut un jalon décisif et explora les influences dadaïstes et surréalistes jusque dans les années 60 chez les peintres expressionnistes abstraits, et jusqu’aux débuts du Pop art (2). Depuis cette époque, de nombreuses recherches et expositions ont contribué à montrer que les mises en perspective du surréalisme sont toujours discutées, vivaces et passionnantes. (3)

L’exposition « OH CET ECHO » réunit des œuvres de techniques différentes : des rayogrammes (ou photographies sans camera)(4), des photographies de mises en scène de personnages, d’animaux et d’objets, des photographies repeintes, des tableaux en forme de « collages peints »(5), des photomontages en trois dimensions, des jeux de mots et des trompe-l’œil, ... qui explorent les principaux thèmes surréalistes : le rêve (ou le cauchemar), l’inconscient, le hasard, l’absurde et l’humour, sans oublier la mélancolie et la perplexité.


Notes :
(1) Habituellement, Georges Rousse peint dans des espaces destinés à être transformés et ses photographies ne sont que le seul témoignage de son intervention. A Anglet, les deux versions existent : la peinture dans la montée d’escalier, et la photographie de cette même peinture prise depuis le seul point de vue qui permet de reconstituer le mot.
(2) « Dada, Surrealim and Their Heritage » par William S. Rubin, Museum of Modern Art, New York, Los Angeles County Museum of Art, Art Institute of Chicago, 1968
(3) Quelques exemples: “Francis Picabia” Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, 2002-2003; « It’s all Dali », Caixa Forum, Barcelona, Museo Reina Sofia, Madrid, Dali Museum, Florida, Boymans Museum, Rotterdam, 2004-05 ; « Duchamp, Man Ray, Picabia », Tate Modern London 2008 ; « Une image peut en cacher une autre », Galeries Nationales du Grand Palais, RMN 2009.
(4) On attribue l’invention du « Rayogramme » à Man Ray (l’homme rayon), mais aussi à Christian Schad et à Laszlo Moholy-Nagy.
(5) L’expression « collages-peints » fut inventée par Max Ernst à propos des tableaux de René Magritte.




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