2017 - Collection en mouvement, Terrains de jeux, Ussel

Galerie du Musée du Pays d'Ussel

18 rue Michelet
19200 UsselLogoFacLim

Exposition du 26 avril au 2 juin 2017
Présentation de l'exposition mardi 25 avril 2017 à 18h

  • Joan Rabascall, Tour de France TV, 1996 de la série My Collection / Photographie couleur, 30 x 20 cm
    Collection FRAC Limousin / © Adagp, Paris

Christian BABOU, François BOISROND, Richard FAUGUET, Jacques JULIEN, Mathias LE ROYER, Joan RABASCALL, Hugo SCHÜWER-BOSS, William WEGMAN.
Collections du FACLim, de l’Artothèque et du FRAC Limousin.

Afin de s’inscrire dans l’édition du Printemps de Corrèze 2017 consacrée au sport, l’exposition « Terrains de jeux » explore les collections du FRAC et de l’Artothèque du Limousin selon deux axes principaux.

Au sens propre, si l’on veut, le terrain de sport, aussi bien court de tennis que terrain de football ou de basket (ou table de ping-pong) peut devenir pour certains artistes un motif géométrique à reprendre, à détourner, à décliner aussi bien en peinture qu’en sérigraphie ou avec d’autres moyens plastiques.

Au sens figuré, le terrain de sport est également un espace médiatique où l’image du sport et ses composants spectaculaires comptent aujourd’hui parfois davantage que le jeu lui-même. Les motifs sont alors relayés par la presse, la télévision, et autres supports de diffusion et les images de ces spectacles très populaires sont une mine pour certains artistes qui s’en inspirent et qui sont eux-mêmes des amateurs de sports, voire des supporters.

Christian Babou (1946-2005) est apparu sur la scène de l’art au début des années 70 et est souvent associé au mouvement de la Figuration Narrative. L’artiste a connu une carrière en dent de scie, rythmée par des déménagements successifs et des séries d’œuvres inspirées de détails d’architecture, d’ornements animaliers et autres entraves. En 1984, à propos de cette série des « Surfaces de réparation », un critique écrivait : « à la lisière de l’abstraction, l’espace de l’effort est représenté, presque par effraction, à travers les mailles d’un but, les grillages d’une cage, les cordes d’un ring. Perspectives cavalières pour une trajectoire absolue ».1 Ces dernières années, une relecture de son œuvre a été entamée par de jeunes artistes, dont Mathieu Mercier, qui fut un de ses étudiants à Bourges.

Le parcours de Jacques Julien (né en 1967) est plutôt celui d’un sculpteur spécialisé dans l’assemblage toujours teinté d’humour, voire de mélancolie, dans sa relation aux objets. De tailles variables, ses sculptures évoquent tout autant les icônes du sport que les contes pour enfant, le dessin animé que les histoires fantasmagoriques et sont autant de digressions spatiales et formelles éloignées de toute fonction et de tout sens logique qui leur donne un aspect à la fois familier et incongru. Le motif du panneau de basket a accompagné toute sa première période et l’artiste l’a décliné de multiples façons. Dans ce paysage panoramique, il apparait plusieurs fois confronté à des archétypes d’architecture où on reconnait la Tour de Pise, un amphithéâtre de l’époque romaine et d’autres ruines schématisées.

Mathias Le Royer (né en 1968) a fait ses études à l’école des Beaux-Arts du Mans, avant de s’installer d’abord à Angoulême, puis à Limoges. Son travail de dessin, photographie et sculpture s’appuie essentiellement sur une observation précise de l’environnement urbain où il intervient parfois en modifiant certains éléments. L’œuvre présentée, réalisée lors d’une résidence au Lycée Loewy La Souterraine en 2004, est une sorte de prélèvement, de déplacement d’un objet (un vieux modèle de tableau d’école) dans l’espace d’exposition sur lequel l’artiste a dessiné des fragments d’un terrain de foot à la craie, en négatif, le transformant en une sorte de leçon de perspective, à la fois rudimentaire et un peu tautologique.

L’artiste catalan Joan Rabascall (né en 1935) s’est installé à Paris en 1962, en pleine éclosion du Pop Art et de ses avatars européens. Intéressé par les ressorts de la publicité et des mass média, l’artiste est surtout connu pour ses collages et photomontages particulièrement critiques vis-à-vis du consumérisme et du tourisme. Les photographies présentées sont extraites d’une série débutée en 1995 et toujours en cours. Intitulée « Ma collection », ces images témoignent de l’engouement de l’artiste pour ces gadgets en forme de télévision qui, jusqu’à ce qu’il mette en évidence leurs qualités vernaculaires, semblaient insignifiants.


William Wegman (né en 1943) est un artiste américain très connu pour ses photographies animalières où il déguise et met en scène son chien.
Il est également l’auteur d’une œuvre graphique et picturale très prolifique où l’absurde et l’humour trouvent des formes d’expression simples et directes. Ainsi, ces deux skieurs agrégés au milieu de la page sont-ils le nœud d’un dessin qui déploie l’espace sur tout le format.

Le parcours artistique de François Boisrond (né en 1959) commence au début des années 80 avec le retour de la peinture figurative. Associé à Blanchard, Combas et Di Rosa dont il partage l’atelier, il s’inspire surtout de la bande dessinée, du cinéma et de la télévision pour travailler avec des couleurs industrielles sur de multiples supports à la recherche d’une certaine simplicité iconographique. En 1989, apparaissent les premières télévisions dans ses tableaux, et l’éditeur Franck Bordas lui imprime des gabarits de télévision vides, prêts à l’emploi, qu’il n’a plus qu’à remplir.

Richard Fauguet (né en 1963) est un artiste très inventif, aussi bien sur le plan graphique qu’en volume. Son travail sur le support papier est un terrain de recherche extrêmement fertile qui lui donne souvent matière à réaliser des œuvres parfois de grande échelle avec des matériaux inédits en sculpture : opalines, tuyaux de poêle, billes d’agathe ou de verre, balles de ping-pong 2, coquillages. Lecteur régulier de l’équipe, l’artiste y a puisé des images à caviarder en utilisant des décalcomanies d’animaux pour un hommage appuyé à Arcimboldo. L’autre œuvre présentée est une greffe parfaite entre deux objets chromés, une pompe à vélo et une boule de pétanque (symboles de sports et/ou loisirs très populaires en France), dans l’esprit de la Tête de taureau de Picasso, un guidon couplé avec une selle de vélo.

Hugo Schüwer-Boss est un jeune peintre (né en 1981) originaire de Poitiers et formé à Besançon. Avec quelques autres artistes de sa génération, il a entrepris depuis une dizaine d’années une relecture de l’art abstrait géométrique et de son histoire avec, en ce qui le concerne, un état d’esprit souvent espiègle et joueur. Ce petit tableau fait partie d’une série consacrée à la fameuse marque de vêtements sportifs qui sponsorise l’équipe de foot de Marseille. Ici, la toile est comme un fragment de maillot en trompe-l’œil tendu sur un chassis carré et épais. Les trois bandes bleues deviennent la bordure verticale gauche du petit format, et se prolongent sur les tranches supérieure et inférieure.  


Notes :
1 Patrice Delbourg, l’Evènement du jeudi n°3, décembre 1984.
2 Fauguet est également l’auteur de la fameuse sculpture-installation  « Partie de ping-pong » (2000) que nous avons du renoncer à montrer faute d’accès à la salle d’exposition.



Opération réalisée par le FRAC- Artothèque du Limousin, Le FACLim en partenariat avec Peuple et Culture Relais Artothèque pour la Corrèze.
Dans le cadre des Printemps de Haute Corrèze.

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